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Home Articles 2009 San-Sebastian: 07-08/11/09

San-Sebastian: 07-08/11/09

Week-end pluvieux, Week-end heureux !!!

 

--> Album  --> Classement .

 

Week End à San Sébastian

 

§- Nous étions 30 coureurs et supporters à embarquer samedi matin aux aurores direction le Pays basque pour un week end à l’espagnole et le semi marathon de San Sebastian. Nous faisons la connaissance de Bruno notre chauffeur et les corps d’athlètes apprécient le confort du car durant les 6 heures de voyage. 13H15 arrivée à l’hôtel Bonnet, belle bâtisse basque de St Pée sur Nivelle où nous avons pris possession   des chambres et déjeuné avant de reprendre la route pour San Sebastian. Le ciel n’est pas au beau fixe : tonnerre, pluie, vent, mais le moral de la joyeuse troupe ne ternit pas.

 

§- Au programme de l’après-midi, retrait des dossards, visite de la ville et shopping pour quelques victimes de la mode ! Retour côté français pour un dîner de sportif après avoir tout de même dégusté une petite mousse devant la cheminée pour se consoler en écoutant Evelyne Délhiat annoncer un avis de tempête pour le Pays Basque. Cela n’entache pas notre repas toujours  empli de rires. Patrick et Fred G nous rejoindront en cours de soirée après avoir fait le trajet en voiture.

 

§- Le 8 au matin les mines sont un peu fatiguées après une nuit de vent de pluie et d’orage. 9H l’équipe repart pour une heure de car. Nous déposons les bleus et jaunes sous une pluie battante et un vent glacial, certains hésitent même à descendre du bus, mais l’émulation du groupe reprend le dessus, ils iront tous ! Nous les laissons déjà pressés de les retrouver à l’arrivée. Pendant que nos courageuses et courageux représentants arpentent le bitume, les supporters flânent dans le vieux San Sebastian entre les rafales de vent et les cadavres de parapluies, guidés par notre super chauffeur Bruno qui a réussi, malgré la fourmilière, à garer son car près de la fin du parcours. Après presque une heure, la petite bande de supporters frigorifiée mais enthousiaste se presse à l’arrivée parmi la foule pour accueillir ses 22 champions. Chacun se change, se réchauffe et de petits groupes partent déjeuner dans les typiques bars à tapas ou le moins typique Mac Do! Nous reprenons tous le chemin du retour vers 15H dans la joie et la bonne humeur. Les corps sont un peu fatigués mais les esprits heureux et fiers d’avoir participé à cette fameuse course et ce week-end convivial.

Avec ce temps cette sortie aurait pu être un fiasco mais ce fût un succès ! Dorénavant nous pourrons dire :

 

Week-end pluvieux, Week-end heureux !!!

 

Sophie DOMINIQUE 

 

 

BEOBIA-San SEBASTIAN : Course de légende dans un cadre Apocalyptique 

 

Il y a des weekends  moroses, tristes, surtout ceux de novembre où la pluie ne cesse de tomber et où l’on préfère rester au coin du feu plutôt que de mettre les baskets ...

Mais voilà ; quand la sortie bi annuelle du club est programmée depuis longue date et que la dynamique du club vous a motivé à vous inscrire à ce soit disant fameux Beobia –San Sébastian ; ce n’est plus le moment de reculer même si la météo prévoit « Tempête en Pays Basque ».

Le  départ pour ce week end Franco Espagnol est fixé dès 7H du matin à Magré  pour prendre le car et rejoindre Saint Pée sur Nivelle, notre base arrière située à 30 mn de voiture de Beobia.

Afin d’honorer, ce même samedi, aux 100 ans de la grand-mère de mon épouse ; je décidais, en compagnie de notre récent  « cent bornards » Frédéric Gaujard, de rejoindre le groupe en fin de soirée en voiture particulière .Les conditions climatiques se dégradaient au fil des kilomètres et la tempête prévue le lendemain dimanche en Pays  Basque se confirmait d’heure en heure.

Christian et Loïc nous accueillaient à l’hôtel vers 23 H et nous donnaient le dossard, véritable sésame pour participer à ce 20 kilomètres de légende.

Après une courte nuit et un petit déjeuner copieux pris en commun avec le groupe dans cet hôtel chaleureux et convivial ; je rejoignais ma chambre pour les derniers préparatifs en privilégiant des équipements sportifs adaptés type coupe vent ; collant long, casquette et gants.

Pour  faciliter le stationnement de notre bus au plus près de l’arrivée à San Sébastian ; notre  sympathique chauffeur Bruno était contraint de déposer les coureurs au départ à Beobia dès 9H45 soit 1H15 avant le départ officiel pour les dossards jaunes et verts dont je faisais partie.

Pour la majorité des coureurs, l’attente allait être de 1H45 dehors en plein courant d’air et sous d’averses incessantes.
Je n’ai jamais sauté en parachute mais j’ai vraiment eu l’impression qu’il fallait sortir du bus comme on se jette de l’avion .La pluie et le vent redoublaient de violence et c’est alors que notre « poisson pilote »  Philippe JEULIN nous encouragea à rester groupé sous un avant toit d’une des multiples  plateformes logistiques situées à  400m de la zone de départ. Il fallait tuer le temps et se donner du courage pour affronter certes, les 20 kilomètres séparant Béobia de San Sébastian, mais surtout des conditions climatiques  très défavorables.

J – 20 mn ; l’heure est à l’échauffement, je me dirige en compagnie de Nicolas vers notre sas de départ .Pendant plusieurs minutes ; on cherche désespérément l’entrée avant de la trouver à  J- 3 mn  .Pas le temps de souffler j’enlève mon vieux sweat que je pose sur les grilles, j’enfonce ma casquette, vérifie mes lacets et mets à la ceinture mon coupe vent.
Le coup de pétard retentit à 11H précise et ce sont des milliers de coureurs qui s’élancent dans les rues de la ville .Je cherche au plus vite de trouver  la bonne foulée mais après 2 kms bouclées en 8mn 25s ;je pressens au surrégime et  j’ai encore les jambes lourdes de mes 50 kms de Royan réalisés 3 semaines auparavant .Je cherche malgré tout à rester concentré mais dès le 3ème kilomètre ;un violent orage de grêle s’abat sur le peloton .Nous sommes par chance encore dans la ville de Béobia et cette grosse ondée sera de courte durée .Au 5ème kilomètre j’aperçois 80 m devant moi Fabrice et Arnaud .Les seniors sont devant et je me dis que mes vieilles jambes ne peuvent plus suivre leur cadence. C’est la vie et il faut l’accepter…
La première difficulté apparaît devant moi au 6ème kilomètre ; la route est large, la pente n’a pas l’air très méchante mais le tendon  d’Achille gauche me rappelle à l’ordre.
Au milieu de la bosse Christian Mériguet revient à ma hauteur ; je lui fais un signe de la tête et  il comprend vite, presque gêné,  que je ne pourrai le suivre dans cette aventure. Je fais celui qui maitrise son sujet  mais le moral n’y est plus et je baisse la tête pour ignorer cette montée .Le sommet est là ; au 8ème kilomètre j’y suis et la foule m’encourage pour basculer vers la descente.

Je me relâche, je souffle et je regarde ma  montre pour faire une estimation chronométrique. Je me fixe un passage au 10ème kilomètre en 45 mn et une arrivée à 1H 40 car je prévois déjà de marcher un peu après le 15ème. Par chance, la déclinaison se poursuit au-delà du 10Km atteint en 43mn 25s. Cela me redonne un peu de baume au cœur et j’en oublie presque la douleur au tendon. Très honnêtement ;entre le 11 ème et le 15ème  j’ai perdu le film, ravitaillement  probablement  ,souffrance certainement   et des centaines d’athlètes espagnols qui me passent inexorablement sans pouvoir en accrocher un seul :la solitude du coureur de fond …

Je revois par contre ce carrefour et cette 2 ème difficulté qui arrive ; Marie Claude me l’avait signalé et c’est dans une ambiance de folie que j’attaque cette bosse .Après un léger virage à droite j’aperçois vers le sommet les feux tricolores et je me lance un  nouveau défi : arriver tout la haut sans avoir marché .Que c’est dur et que c’est long  mais les Patrick, Patrick (notre prénom est sur le dossard) me donnent  la force et le courage pour continuer.

Ce 16ème kilomètre n’est plus qu’à quelques mètres. Après c’est du bonus et je pourrais marcher mais je me dis aussi que cette bosse n’a rien de comparable à la côte  des Allois ou de Nedde et que je n’ai pas fait des centaines de kilomètres en voiture pour stopper ma course à moins de 4kms de l’arrivée. Qu’est ce que c’est  ,4 petits kilomètres pour moi , même sous la pluie et le vent et puis il y a tout ceux  du club qui courent aussi, derrière moi comme Loïc accompagné par Frédéric .Sophie ,Marie Claude ,André ,Alain et les autres qui eux aussi doivent souffrir ...

Le temps n’est plus à la cogitation le long du port maritime qui porte bien son nom  tant il est inondé .Le paysage n’a rien de touristique et de surcroit le vent  de face est en train d’anéantir les plus fragiles dont je fais partie. Plus que 2 kilomètres, l’océan déchainé  est face à nous avant de virer sur la gauche pour longer la plage. Je profite de 2 coureurs qui me doublent pour prendre leur sillage et me protéger quelque peu de ce courant d’air venu de la mer déchainée.

Je suis stupéfait  et émerveillé par ces centaines de spectateurs  jonchés de chaque côté de l’avenue .Le dernier kilomètre est sans doute entamé mais je n’ai aperçu aucune signalétique .Aussi, je garde mon rythme, certes pas très élevé mais qui devrait m’amener sur la ligne d’arrivée. Je distingue les tapis rouges et entend les bips bip des puces électroniques .I just do it (je les fais)...

Sitôt la ligne passée je regarde mon chrono : 1H30 mn 37s .Pas terrible mais le principal était de participer avec les copains du club à une course EXTRAORDINAIRE.

Il faut maintenant retrouver les amis et c’est Christian le premier qui m’appelle pour me donner sa position derrière les grilles .Je suis soulagé et rassuré de le  voir aussi rapidement .Je redonne la puce et congratule les bénévoles pour cette parfaite organisation .J’ enfile mon coupe vent et attrape mon ravitaillement .L’heure est venue de rejoindre le groupe pour se rassembler coureurs et accompagnateurs .Merci  à Viviane ,Sophie ,Sandrine et Christian ...de nous avoir attendu dans la tempête. Quelle week end de novembre 2009 commencé le samedi matin dans la salle des fêtes de Vigeois en Corrèze pour retracer cette vie exemplaire de cette Mamie centenaire et achevé le long de l’océan déchainé en Pays Basque dans une course de légende.

 

Patrick GAUMONDIE


 

 

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