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Home Articles 2009 Marathon de La Rochelle: 29/11/09

Marathon de La Rochelle: 29/11/09

Le courrier d'un lièvre  (Vincent), un week end à La Rochelle (Dominique).

---> Classement complet.

Le courrier d'un lièvre (Vincent)

Un petit coucou d’un coureur heureux qui rentre au panthéon des marathoniens. « Et oui, je peux dire que je l’ai fait » Qui aurait pu me dire ou me faire croire il y seulement 3 mois que je m’élancerai sur une distance phare dans le monde de l’athlétisme, le marathon. Au-delà du chrono, l’objectif était d’allez au bout, le fameux km 42,195 en jouissant chaque instant du parcours (l’esprit, l’ambiance, le public, le site) mais aussi le pouvoir extraordinaire du dépassement de soi, du challenge, de la douleur physique et mentale, quel merveilleux souvenir ! Je voulais également parler et surtout féliciter mon ami Francis.

Nous nous sommes entendus sur le faite que si l’on partait ensemble on finirait ensemble coûte que coûte et quoi qu’il advienne, ce fut le cas. Tous les deux en même temps à l’arrivée nous avons levé les bras en signe de victoire avec une certaine fierté, et un sentiment indescriptible de bien être malgré la fatigue. Francis n’a rien lâché, même avec des douleurs persistantes à mi chemin qui l’on fait atrocement souffrir, il a poursuivi sa route jusqu’au bout. Vraiment chapeau bas et respect total O grand Francis.

Voilà, j’espère avoir par mon ressenti et ma faible expérience, partager quelques moments de bonheur en espérant, et d’ailleurs j’en suis sûr, poursuivre cette aventure vers de nouvelles conquêtes marathoniennes et humaines.

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Un week-end à la Rochelle (Dominique)

Le marathon de la Rochelle, ça faisait depuis le mois de Juin que je l’attendais. Je m’étais préparé consciencieusement, en suivant à la lettre le programme de Roger. J’étais prêt.

 

Donc Vendredi soir, j’ai pris ma petite famille (qui avait échappée miraculeusement à la grippe) avec moi et nous sommes partis en direction de la Rochelle. Il a plu tout le long de la route. J’avais le moral au plus bas. Arrivé sur place, en plus de pleuvoir, il soufflait un vent d’enfer. La tempête, quoi !!!!

 

Samedi matin, il ne pleut plus que par intermittence. Je décide d’aller chercher mon dossard dans l’après midi, il annonce une accalmie. Arrivé sur place, je croise Thierry Galataud qui a déjà récupéré son précieux sésame. On échange quelques mots et on se souhaite bonne chance pour le lendemain. Puis ma femme décide de me faire faire une petite marche ‘Chauffe Gambette’ autour des boutiques du centre ville. C’est la que je retrouve Thierry, entre Pinkie et Renée Dery, qui lui aussi fait du pietino-echauffement dans une rue piétonne. Les femmes savent ce qui est bon pour notre entrainement. On se re-souhaite bonne chance et je  repars vers un autre magasin. En repassant devant le bâtiment des inscriptions, je tombe nez à nez avec Francis et Vincent qui viennent d’arriver de Limoges. Ils vont bien. Je leur dit bon courage et à demain. Il n’a pas plu de l’après midi, mais le vent est glacé.

 

Pendant la nuit, je cours 3 marathons avec des Kenyans. Je me réveille au départ du 4eme. Ca suffit, je suis prêt maintenant. Petit déjeuner avec un gâteau que j’ai fait à la bétonnière la veille, un thé pour faire couler le mortier, préparation, trajet….Je suis à mon sas vers 8H30 et je retrouve par hasard, Thierry qui lorgne rêveusement vers les sas qui sont devant nous. Dans son sac poubelle noir, ce n’était pas évident de le retrouver. Pas de trace de Francis et Vincent.

 

C’est le coup de canon et nous démarrons dans un feu d’artifice de sac poubelle. Je serre la main à Thierry et je lui souhaite bon courage. Je pars doucement. De toute façon, avec le monde qu’il y a, doubler demande des efforts que je ne veux pas fournir pour l’instant. Au bout de 3 KM, les filles nous rejoignent. Je me cale dans le sillage d’une blonde maillot bleu ciel.

Km 4 : Je retrouve Thierry qui est arrêté sur le bord de la route. Il essaie d’exterminer une plante vivace du bord de mer. On se fait signe et il repart devant. Je sais que je ne le reverrai plus.

Km 5 : Je suis un peu en retard sur mon planning. Je change de point de mire. Un homme porte un maillot catalan (rayure rouge et or) et le portrait de sa fille Lilou accroché dans le dos. Je deviens son ombre pendant 10 km. Je me sens bien. J’ai les mollets un peu tendus, mais rien de dramatiques.

 Km 17, je dépasse, au train, le meneur d’allure des 4H00. Il y a une véritable court autour de lui, comme des mouches autour d’un morceau de fromage.

Km 21, retour sur le vieux port, je suis encore bien et je décide de courir sans cible, à mon rythme.

Km 32 : une faible mais longue cote m’oblige à piocher dans l’énergie de mes cuisses et celles-ci décident de me punir en durcissant comme du bois (du chêne limousin, bien sur).Est-ce le mur ? Je vide d’un trait mon bidon que je porte à la ceinture et mange abondamment au ravito suivant.

Km 35 : J’ai les muscles douloureux et je pense tenir le rythme. Mais sans m’en rendre compte, je ralenti doucement.

Km 37 : Le meneur d’allure des 4H00 me redouble au port des minimes. J’entends encore Roger me dire ‘Pense au port des minimes…’ Ca m’aide. Je m’accroche sur  1 km et puis, petit à petit, il s’éloigne, 10 m, 30 m, 50 m, 100 m …. Je sais que si je force plus, je vais à la crampe. Je fais le vide et je suis la ligne bleue, la ligne bleue ….

Km 40 : Ravitaillement, je prends un verre de glucose que je bois entièrement, en courant. Je repars comme à l’entrainement (respiration, augmenter la cadence, tirer sur les bras). 2 km, c’est qu’un fractionné, 5 tours de stade, allez, allez … Une averse me tombe dessus, j’enlève ma casquette, ca me réveille un peu, les sensations reviennent. Je ne fais plus attention à la douleur. J’arrive sur le vieux port. Le speaker décompte pour l’arrivée des 4H00. Je donne tout. Un gars décolle derrière moi, il me dépasse. J’allonge la foulée, je m’accroche, le décompte continu. Je passe dans un couloir de gens. J’entends fugitivement ma femme et mes enfants qui m’encouragent. J’accélère encore. L’autre coureur vient d’exploser. J’arrive à la passerelle de la tour, c’est l’arrivée ……Et non, ce n’est pas l’arrivée et le décompte des 4H00 est terminé. Je passe la vraie ligne 50 m plus loin en 4H00 et 20 secondes et j’ai tout donné. Je suis déçu et l’émotion est tellement forte que je ne peux retenir une petite larme.

 

Je titube vers la sortie avec mon coupe-vent que je n’arrive pas enfiler, ma médaille autour du cou et une bourriche d’huitre de 2 tonnes sous le bras. Je n’en peux plus. Et pourtant, il faut retourner à la voiture et c’est presque l’effort le plus dur de la journée.

 

Maintenant, avec le recul, je suis content de ce que j’ai accompli. Et je veux remercier tous les membres du club qui m’ont soutenus pendant ma préparation : Gigi, Martine, Roger, Christian C, Christian F, Michel, Jean Luc, Olivier, Francis  ….. et mon fils Arthur qui n’a jamais fait autant de vélo de sa vie. Et grâce à eux, je ne me suis pratiquement jamais entrainé tout seul et c’est très important pour garder le moral pendant la préparation. Merci à tous.

 

Pour conclure, je ne dirais qu’une chose : Moi aussi, Gigi, je suis marathonien !!!!!!

 

 

 

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