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100km-Bienne en Suisse: 16-18/06/2011

 Le berceau de la course « ultra »

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Les 100 km de Bienne/Biel (Suisse)

Un peu d’histoire pour commencer…

Il était une fois en 1959… que quelques sportives Suisses ont eu l’idée de courir 100 bornes, 35 personnes au départ et 22 à l’arrivée. 24 ans et des millions d’ampoules après, l’événement a atteint son maximum avec 4248 coureurs au coup du pistolet et 3410 qui ont passé la ligne d’arrivée. Pour comprendre ces chiffres énormes, il faut savoir que Bienne à toujours accueilli aussi les marcheurs avec sa barrière horaire de 24 heures (aujourd’hui 21 heures). En 2011, pour sa 53ème  édition, la course des 100 km à Bienne est la course la plus ancienne des courses ultra en Europe organisée en continu depuis sa création.

A propos… deux coureurs Français ont participé en 1972. Leurs noms : Alain Guittard et Serge Cottereau. Ils avaient été tellement ravis, qu’ils créaient la même année une course dans le même esprit : Les 100 km de Millau - 68 participants dont 38 ont terminé le parcours. Mais retour au présent.

Le parcours

A part de l’histoire, il y a d’autre raison de courir à Bienne : 100 bornes à courir dans une seule boucle - ni d’aller-retour ni de voir le même champignon pousser deux, trois ou même dix fois … Aussi, Bienne, c’est une course avec environ un tiers sur des sentiers nature et avec un passage trail de 12 bornes qui les habitués appellent la Piste Hô Chi Minh . En plus, on commence la course à 22 heures le soir pour éviter la chaleur de la journée. Pour la Suisse, le dénivelé reste raisonnable : 640 m + avec 4 montées signifiantes. Des coureurs, qui doivent s’arrêter avant, ont la possibilité de terminer le parcours après 38 km, 56 km ou 76,5 km et d’obtenir leur diplôme officielle. A mon avis, très sympa - surtout pour toutes et tous qui osent l’aventure la première fois.  Aussi, le relais à 2 ou à 5 coureurs est proposé, en plus un marathon, un semi et le walking.

Le jour de la course

Je suis arrivé la vielle à Bienne, ville au bord du lac homonyme et au pied du Jura Suisse. La ville bilingue est connue surtout comme centre de l’horlogerie (sièges ex : de Swatch, Omega, Rolex). J’ai planté ma tente à coté de l’arrivée sur le terrain de la piscine communale au bord du lac et j’ai toute de suite remarqué, qu’il y a beaucoup de habitués sur place (ex : mon voisin qui à participé la 32ème fois…). Alors, le moyen de l’ancienneté me semblait plus élevé qu’ailleurs. Le jour de la course une petite balade au joli centre historique et un trajet avec le funiculaire au sommet du Jura pour avoir une idée du paysage, dans l’après-midi beaucoup de repos pour aller au départ avec 1600 d’autres coureurs au coucher du soleil. La plupart des participants vient de la Suisse et de l’Allemagne. Le départ en centre ville, très animé par des spectateurs avant nous étaient seules avec la nuit et la pluie. Ah oui, c’était une nuit à ne pas mettre un chien dehors - la pluie, les averses violents, les rafales de vent et pour ne pas les oublier, quelques instants demi sec et même sec. Comme ça, on était déjà complètement mouillés au premier apogée de la course : le passage d’un pont couvert en bois du 17ème dans la ville d’Aarberg. Beaucoup de spectateurs nous ont encouragés à l’abri du pont. Ensuite, passages des petits villages avec leurs maisons typiques pour la région bernoise : les toits volumineux et saillants ; routes de campagne, chemins agricoles et forestiers avec des flaques bien remplis…

Pourtant, le moteur à bien marché … jusqu’autour du 70ème kilomètre. Après, une diction se confirmait : Les 100 bornes, ça fait deux moitiés : les premiers 70 km et les dernies 30 km. La deuxième moitié, c’est la plus difficile. Eh bien, ce n’était plus un plaisir de terminer, beaucoup ralenti sous des averses fortes  au long d’un canal interminable… (au moins, plus de montées après le 80ème).  Mais enfin, la ligne d’arrivée était atteinte après 12:40 heures. Fier d’avoir reçu la médaille, j’ai bien savouré une mousse en remarquant que mes pieds étaient gonflés comme chez les Schtroumpfs et j’ai m’endormi toute de suite. En m’éveillant, j’ai entendu le présentateur accueillir une participante V3 après plus de 19 heures de course avec le même enthousiasme comme il avait accueilli tout les autres participants avec leur nom, la ville et le club. Un grand merci pour ça à l’organisation.   

Juergen Pfeiffer 

 

Commentaires  

 
#2 Philippe Degeorges 27-06-2011 17:18
en effet juergen bravo a toi car sous la flotte la nuit la distance,t'es une bete mec.J'ai bien aimé ton petit dicton sur la façon de gerer un 100 bornes (70+30).Cela ne me rassure pas du tout au sujet des 100 de ROYAN,alors prepare tes conseils et encore bravo
 
 
#1 Christian Carreaud 19-06-2011 20:55
Bravo juergen pour cette performance et merci pour ce récit plein d'histoire qui nous donne envie d'y participer. Comme quoi les effets d'une bonne bière peuvent nous transporter loin (100km)!!!
 

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